Immobilier à Paris et en Ile-de-France : vers une stabilisation du marché

publié le 12/09/2018
Selon les dernières données des Notaires de Paris-Ile-de-France, le marché immobilier évolue encore à un rythme soutenu dans la Région, avec toutefois un léger ralentissement de l’activité et de la hausse des prix.

Quelles sont les grandes tendances du marché immobilier francilien ?

Dans la continuité des 1ers mois de 2018, le marché immobilier francilien est resté dynamique fin juin 2018. L’activité est toujours située à un niveau élevé en Ile-de-France, malgré un léger essoufflement des ventes, plus sensible dans la Capitale et pour les appartements en Petite Couronne. Cette atténuation de la pression de la demande des acquéreurs a modéré la hausse des prix dans un mouvement appelé à se prolonger cet automne. Le scénario qui se dessine ressemble donc à un "atterrissage en douceur", le marché bénéficiant encore de conditions d’acquisition favorables (facilité d’accès au crédit et taux d’intérêt très attractifs) malgré le manque chronique d’offre de logements et l’effort important qu’il faut consentir pour devenir propriétaire en Ile-de-France.
 

Combien coûte un appartement en Ile-de-France ?

Fin  juin 2018, un appartement coutait 4.580 euros/m² en Petite Couronne (en hausse de +3,7% sur un an) et 2.960 euros/m² en Grande Couronne (+ 0,9% en un an). Le département le plus onéreux demeure les Hauts-de-Seine avec, pour un appartement, un prix au m² de 5.480 euros. Les appartements les moins chers sont situés en Seine-et-Marne et dans l’Essonne (à 2.580 euros/m²).

Combien coûte une maison en Ile-de-France ?

Fin  juin 2018, pour acheter une maison dans la Région, il fallait compter 364.400 euros en Petite Couronne (+4% sur un an). En Grande Couronne, une maison coûtait 281.000 euros au 2e trimestre 2018.  
 
Dans la Région, les différences de prix des maisons s’échelonnent entre 604.300 euros dans les Hauts-de-Seine et 236.000 euros en Seine-et-Marne. 

Comment évoluent les prix à Paris ?

Le prix au m² a atteint 9.300 € dans la Capitale au 2e trimestre 2018, laissant encore une augmentation de 7,1% par rapport au 2e trimestre 2017.
 
A noter, 40% des appartements dans Paris ont été vendus à plus de 10.000 € le m² au 2e trimestre 2018, contre 28% à la même période il y a un an et 19% il y a deux ans.
 
Mais d’après les indicateurs avancés sur les avant-contrats, les prix n’évolueraient que modestement dans les prochains mois et devraient s’établir autour de 9.400 € le m² dans la Capitale en octobre 2018, en hausse annuelle d’environ 4%.

Quels sont les quartiers parisiens les plus chers ?

Le 6e arrondissement est le plus cher de la Capitale (12.530 euros/m²), suivi des 7e et 3e arrondissements (à 12.400 euros/m² et 12.300 euros/m²).
 
Les quartiers les plus chers de Paris sont :
 
- Saint-Thomas d’Aquin (7e) qui culmine à 16.360 euros/m² ;
 
- Saint-Germain-des-Prés (6e), à 15.320 euros/m² ;
 
- Les Invalides (7e), à 14.780 euros/m².  

Où sont les quartiers les moins chers de Paris ?

Le Nord-Est de Paris reste la zone la plus abordable de la Capitale, avec des prix toujours plus élevés toutefois : le 19e arrondissement à  7.630 euros/m² et le 20e arrondissement à 7.890 euros/m².
 
Les quartiers les moins chers sont :
 
- La Chapelle (18e), seul quartier encore sous la barre des 7.000 euros/m² (6.540 euros/m²) ;
 
- La Goutte d’Or (18e), à 7.190 euros/m² ;
 
- et Saint-Fargeau (20e), à 7.240 euros/m².  

Quelles sont les perspectives d’évolution du marché à Paris et en Ile-de-France ?

Vers un atterrissage en douceur ? L’activité francilienne bénéficie toujours de solides moteurs : les taux d’intérêt des crédits à l’habitat sont toujours très attractifs et la pierre garde la confiance des ménages, dans une conjoncture économique un peu mieux orientée.
 
Si l’activité a ralenti, elle reste encore proche des plus hauts historiques enregistrés en 2017, et ce  dans un contexte que l’on attend sans changements fondamentaux dans les prochains mois.
 
Les fragilités du marché immobilier local sont connues : prix élevés et donc contrainte budgétaire très forte pour les ménages, manque d’offre de logements dans l’attente des impacts positifs mais sans doute progressifs de la loi ELAN, impact des chantiers du Grand Paris, et dépendance vis-à-vis de la législation fiscale et financière devenue un peu moins favorable pour les acheteurs.
 
Mais globalement, un scénario d’une stabilisation prend forme et pourrait se prolonger dans les prochains mois en Ile-de-France.
 
(C) Photo : Fotolia
 
publié le 12/09/2018
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publié le05/09/2018